Les possibilités de création et d’organisation de l’artisanat au Togo en 1968: Féculerie de Ganavé


 

En 1968, à la demande du gouvernement togolais, M. Henry Marcel Demain, mandaté par le Bureau International du Travail expert (B.I.T) en artisanat,  a effectué une mission d’une durée de six mois, (2 janvier au 30 juin 1968) au Togo pour pour évaluer les possibilités de création et d’organisation de l’artisanat en fonction des moyens disponibles. Le but de cette mission était d’aider le Togo à élaborer un plan d’action pratique en matière d’artisanant.

Il apparait clairement que la féculerie de Ganavé occupait la 6ème position en pourvoyeur d’emplois et bien plus contribuait au développement économique du Togo. Ganavé était vraiment tellement important pour l’économie, pas seulement du Togo, mais aussi en Afrique de l’Ouest.  Que s’est-il passé? Prière lire l’extrait du rapport de mission de BIT en 1968.

Ganavé, 1972, timbre postal

Certainement, cette valeur avait étér reconnue et cela ne surprend pas de voir un postal imprimé 4 ans plus tard à l’effigie de Ganavé.

 

Le Togo est un pays de forme rectangulaire, mesurant 600 kms du Nord au Sud pour 90 kms environ d’Est en Ouest, et dont la superficie est de 56.600 km2. Limité au Nord par le Ghana, le Togo a environ 1.700 kms de frontière avec ses voisins et sa façade littorale s’étire sur 50 kms.

Son industrie très restreinte comprend :

  • – la Compagnie togolaise des mines du Bénin – COTOMIB ou C.T.M.B. (exactraction à Hohatoé et transformation des phosphates à Kpemé – 1.085 emplois);
  • – l’industrie textile togolaise – I.T.T. (filature et tissage de coton à Dadja – 680 emplois);
  • – la brasserie du Bénin – B.B. (fabrication de bière et de boissons gazeuses à Agouevé – 200 emplois);
  • – la compagnie du Bénin (féculerie de manioc à Ganavé – 100 emplois);
  • – la société togolaise d’extraction d’huile de palme – SOTÊHPA (huilerie de palme et de palmiste à Alokoegbe – 100 emplois en saison de travail et 45 emplois en saison morte);
  • – la société limonadière de la Côte du Bénin – SOLICO (fabrication de sirops, jus de fruits, boissons gazeuses et glace à Cacavelli – 35 emplois);
  • – la société chimique et industrielle africaine du Togo – S.CI.A. ou C.H.A.T.O. (savonnerie et fabrication de parfums à Lomé-Bé – 50 emplois);
  • – la société togolaise des plastiques (fabrication d’ustensiles ménagers en matière plastique à Lomé-Tokoin – 20 emplois)
  • – la société générale du Golfe de Guinée – S.G.G.G (égrenage du coton à Atakpamé – 65 emplois – et du kapok à Sokodé – 115 emplois dont 105 saisonniers);
  • – la compagnie d’énergie électrique du Togo – C.E.E.T. (production, transport et distribution d’énergie électrique à Lomé – 190 emplois).

 

3 commentaires sur “Les possibilités de création et d’organisation de l’artisanat au Togo en 1968: Féculerie de Ganavé”

  1. Emmanuel dit :

    nice one brother, really like it .

  2. Kankoe Akouete dit :

    Ganavé a perdu un grand luxe

  3. Yves dit :

    Nous allons petit à petit relevé le défi d’urbanisation de Ganave

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